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Transformer un déchet de surfactants en une ressource

Etude de cas

Un site industriel italien fabriquant des surfactants nettoie ses réacteurs à la vapeur ou à l’alcool, ce qui génère chaque année environ 1 700 tonnes d’eaux de lavage chargées en surfactants, sels minéraux et phosphates. Ces flux étaient envoyés à l’incinération, pour un coût annuel proche de 360 000 euros, alors qu’ils contiennent des matières valorisables et que cette incinération allait à l’encontre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du site.

Le site ne disposait d’aucune solution de recyclage identifiée pour ces déchets, ni d’aucune entreprise dans sa région susceptible de les valoriser.

GATE C, en partenariat avec iNex Circular, a mené une étude en trois phases : diagnostic préliminaire, analyse de faisabilité, puis accompagnement à la mise en œuvre.

Lors du diagnostic, l’équipe a caractérisé les deux principaux flux de déchets et identifié deux technologies capables d’en réduire la teneur en eau : la distillation, déjà testée avec succès sur le site, et la filtration membranaire.

GATE C a ensuite utilisé la plateforme iNex, qui s’appuie sur des données ouvertes pour identifier des synergies industrielles locales, afin d’identifier les débouchés possibles. Compte tenu de la variabilité de leur composition, seules trois applications se sont révélées compatibles : le traitement du cuir, l’entretien de surfaces et la nutrition végétale.

Enfin, une trentaine d’entreprises candidates ont été identifiées à proximité du site, puis qualifiées ; le secteur du traitement du cuir s’est révélé le plus intéressé. Le site a finalement choisi une entreprise de traitement du cuir pour valoriser ce flux de déchets.

1 700 tonnes de déchets par an identifiées comme une ressource valorisable plutôt qu’un déchet à incinérer.

Une trentaine d’entreprises candidates identifiées à proximité du site grâce à la plateforme iNex Analytics, dont plusieurs acteurs du traitement du cuir se sont montrés intéressés.

360 000 euros d’économie annuelle estimée par l’étude en évitant l’incinération des deux flux de déchets.

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