Diagnostic de la réparation du mobilier
Étude de cas
Contexte
En France, la loi AGEC impose à l’écoorganisme Ecomaison de mettre en place un réseau de réparateurs et de contribuer au coût des réparations.
Mais les métiers d’art de l’ameublement, ébéniste, tapissier, sont formés pour réparer le mobilier ancien en bois massif alors que le mobilier actuel est fait de panneaux à base de bois, vendu en kit ou monté en usine. Les réparateurs de ces mobiliers, leurs pannes et leurs réparations associées n’étaient pas recensés.
Ecomaison ne pouvait ni fixer les barèmes de réparation, ni construire le réseau de réparateurs agréés.
Notre approche
GATE C a mené une quarantaine d’entretiens : fabricants, distributeurs, réparateurs, artisans de l’ameublement, centres de formation, ainsi que des acteurs hors filière traditionnelle (livraison et montage, grande distribution spécialisée, économie sociale et solidaire, services à la personne). Ces entretiens ont permis de cataloguer les pannes, de les classer en 5 catégories de mobilier, et de rattacher chacune à une intervention de réparation type documentée : compétences requises, coût, mode de réalisation.
GATE C a ensuite cartographié l’offre actuelle de réparateurs. Les compétences nécessaires existent souvent hors du secteur de l’ameublement, chez des poseurs de cuisine, des monteurs de meubles ou des entreprises d’agencement. Aucun de ces acteurs n’a construit d’offre commerciale de réparation.
Résultats
63 pannes principales cataloguées sur 5 familles de mobilier
24 interventions de réparation type, couvrant la quasi-totalité des pannes identifiées
Moins de 14 % du parc de mobilier hors garantie couvert par un réseau de réparateurs
De nouvelles professions identifiées pour développer l’offre de réparation : poseurs de cuisine, monteurs de meubles, entreprises d’agencement
Ecomaison a ainsi pu mettre en place le premier réseau de réparateurs de canapés et de cuisines

